Home // Blog // Finale des SWC: eUnited Champions du Monde !

Hier soir se tenait à Atlanta la finale des SWC 2018, opposant eUnited et Team Rival !

Ce cinquième jour des SWC voyait enfin arriver le spectacle tant attendu : la finale internationale entre les Nord-Américains d’eUnited et les Européens de Team Rival. Retour sur un set qui aura marqué les esprits.

La première game aura vu des picks&bans assez proches de ce qu’on pouvait attendre de ces deux équipes. eUnited choisit clairement de target ban Kalas, le support de Rival exceptionnel depuis le début de la compétition, en retirant très tôt Fafnir et Athéna, tandis que Rival, à l’image de ce qu’on a vu se développer pendant le reste de la compétition, ne laisse pas le pick Ravana ouvert. La première surprise intervient toutefois très tôt avec Screammmm, jungler des eUnited, qui ressort son pocket pick Bastet avant la seconde phase de ban, tandis que Venenu, le mid-laner Américain, montre encore une fois à quel point son godpool est vaste en jouant Discorde pour la première fois de la compétition. La game démarre sur une allure très Européenne, avec très peu de fights en early-game, mais contrairement à la plupart des équipes Nord-Américaines, eUnited montre un objective control extrêmement solide qui leur donne, petit à petit, un lead sur lequel ils parviendront vite à capitaliser.

Team Rival a sans doute regretté de n’avoir pas mis plus de pressure sur Benji, solo laner d’eUnited, qui aura encore fait des teamfights monstrueux. Exit donc le pick late game Amaterasu pour leur solo laner Deathwalker lors de la seconde game. Ce dernier jouera cette fois Osiris, un Dieu beaucoup plus agressif en early, et, grâce à son duo avec l’exceptionnel Susanoo d’iceicebaby, prendra rapidement l’avantage sur la solo lane face à Benji et Screammmmm qui se retrouvent constamment sous pression. La game snowball très vite à partir d’un gank manqué des eUnited sur la duo lane et le pick Fenrir de Screammmmm échoue complètement face au Geb de Kalas. Team Rival revient donc à 1-1 à l’issue de cette seconde game et garde encore toutes ses chances pour la suite. On notera tout de même que Screammmmm réussit à forcer un ban pour sa Bastet dès la première phase de ban, fait assez exceptionnel pour un Dieu qu’on ne voit presque jamais à niveau pro.

Pour la troisième game de ce set, Bastet est toujours ban mais eUnited est cette fois first pick et peut s’approprier le Raijin avec lequel Wlfy, le mid laner de Team Rival, s’était montré si dominant pendant la seconde game. Pour réagir face au duo très défensif Râ-Ull de Team Rival, eUnited draft une composition extrêmement all-in pour punir ces picks trop immobiles : l’Amaterasu support de Polarbearmike est couplée à une Némésis dans la jungle et, encore une fois, au Cùchulainn de Benji. Iceicebaby, qui s’était déjà fait punir pendant la première game pour avoir invade constamment les back-harpies adverses, se voit cette fois puni après une invade risqué au speedbuff adverse et concède le premier sang. Avec ce léger lead, la composition des eUnited parvient à snowball et à accomplir son but : dive Râ et Geb à répétition dans les teamfights pour pallier à son manque de hard CC. eUnited remporte donc la troisième game du set et repasse a 2-1.

Un draft très différent pour la quatrième game du set. Team Rival est cette fois first pick et, au vu des performances de Raijin lors des deux dernières games, il n’est pas question pour eUnited de le laisser open. Les Européens, quant à eux, choisissent de laisser cette fois à Screammmmm la possibilité de pick Bastet et de ban plutôt l’Ah Muzen Cab de Pandacat, ADC des eUnited. Kalas s’approprie donc d’emblée la Athéna qui était ban tout le reste du set, et la couple au Poséidon de Wlfy pour un combo qui paraît explosif. Sans surprise, eUnited donne l’Osiris de Deathwalker à leur propre solo laner et repartent sur une Bastet capable de punir Poséidon, et, de façon plus étonnante, sur le combo Sylvanus Zeus qu’on avait beaucoup vu pendant les SWC 2017 mais qui se fait beaucoup plus rare aujourd’hui. Team Rival parvient cependant à mettre, encore une fois, Benji derrière sur sa lane grâce au duo Er Lang Shen jungle-Bellone solo. Le match-up Deathwalker Vs Benji, annoncé comme le choc des deux meilleurs solo laners du monde, tourne donc à l’avantage du joueur Européen qui parviendra même à prendre un solo-kill et à avoir plus de 2000 Gold d’avance sur son adversaire. Une Gold Fury secrètement prise par eUnited remet toutefois les Nord-Américains dans la game, et pousse Team Rival dans ses derniers retranchements : ces derniers forcent d’abord un Fire Giant, puis un Portal Demon, qui sont tout les deux volés sous leur nez par Polarbearmike. eUnited, grâce à ce Fire Giant, parvient à prendre toutes les tours de Team Rival et grignote petit à petit sa victoire qui signe la fin du championnat du monde de Rival.

Après deux années de domination Européenne et une saison où le vieux continent aura complètement écrasé le nouveau monde, c’est donc avec beaucoup de surprise que l’on voit apparaître un champion Nord-Américain. Il faut croire qu’eUnited aura simplement été trop fort pour ses oppositions, n’ayant perdu que 4 games sur l’ensemble du Fall Split de cette saison, Super Regional et SWC compris. Un bel accomplissement pour cette équipe qui, au Summer Split, n’avait même pas pu se qualifier pour la Dreamhack Valencia.

En terme de méta, ces worlds auront été assez dénués de surprises. Seuls 54 des 92 Dieux du jeu auront été joués cette année, beaucoup moins que l’année dernière où 60 des 83 dieux disponibles avaient été sélectionnés par les pros. On s’est déjà étonné de l’absence de certains Dieux comme Ratatosk ou Sol qui avaient pourtant été présents tout le Fall Split, et même de Thor et Hun Batz, grands classiques qui auront cumulé un taux de 0% de picks&bans pendant la compétition. Ces Worlds nous auront en tout cas appris qu’Ull, même après ces buffs, n’est pas si abusé à niveau pro, et peut être même moins fort qu’Ah Muzen Cab. Si Fafnir fut le Dieu avec le meilleur winrate de la compétition, celui qui aura marqué les esprits fut clairement Raijin, qui aura hard-carry un nombre assez démentiel de games. Ces SWC 2018 furent en tout cas, encore une fois, passionnants à suivre, et il va être difficile d’attendre jusqu’à la reprise de la SPL en saison 5 !

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